Dépistage de Hélicobacter pylori avant la prise anti-inflammatoires non stéroïdiens ?

Dépistage de Hélicobacter pylori avant la prise anti-inflammatoires non stéroïdiens ?

Helicobacter pylori facteur aggravant , mémé sur des patient sans symptôme

Dépistage de H-pylori par un tests antigénique Monoclonal réduit le risque d ulcère du au médicaments iTest h-pylori

Voici une étude qui démontre l effet indésirable de AINS sur Tube digestifs

Pathologies digestives hautes associées aux anti-inflammatoires non stéroïdiens

Objectif

étudier la pathologie du tube digestif haut associée à la prise d’AINS.

Patients et méthodes

il s’agit d’une étude prospective allant de juin 2012 à juillet 2014. Ont été inclus, les patients prenant un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien, vus en consultation pour des symptômes digestifs (douleurs abdominales, dyspepsie, hématémèse, méléna, vomissements), et chez lesquels une endoscopie digestive haute a été réalisée. Pour les lésions endoscopiques visualisées, le critère d’imputabilité était la prise d’AINS durant au moins les deux semaines précédant l’examen. La biopsie gastrique à la recherche d’Helicobacter pylori n’était pas systématique.

Résultats

au total 142 patients ont été recrutés dont 72 hommes (50,7%). L’âge moyen était de 48,8 ans. Il existait une hypertension artérielle chez 45 patients (31,7%), une valvulopathie chez 11 patients (7,7%). Vingt-six patients avaient une pathologie rhumatismale (16,2%). La prise d’AINS était faite en automédication dans 34% des cas. L’ibuprofène était l’anti-inflammatoire le plus utilisé (50%). L’indication de l’endoscopie la plus fréquente, était la douleur épigastrique (64%), suivie de l’hématémèse et/ou de méléna (29,6%). La durée de prise d’AINS était supérieure à 12 mois chez 29 patients (20,4%), comprise entre 1 et 3 mois chez 27 autres (19%) et de 1 à 14 jours chez 52 patients (36,6%). Un ulcère gastroduodénal a été observé chez 61 patients (42,9%). 26 patients (18,3%) prenaient deux AINS et 14 d’entre-eux avaient un ulcère gastroduodénal (53,8%). L’acide acétyl salicylique à faible dose (< 300 mg) a été utilisé par 26 patients (18,3%) dont 12 ont présenté un ulcère gastro-duodénal (46,1%) et 3 une hémorragie digestive (11,5%). La dyspepsie était présente chez 18 patients (12,7%). Le risque d’ulcère gastroduodénal était lié au sexe masculin (OR=1,4 IC 95%: 0,7- 2,7), à la durée de la prise supérieure à 12 mois (OR= 4,9 IC 95%: 1,3-10,9).

source :https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs12157-016-0665-5

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